Tout est calme au dehors. Les feuilles se balancent avec paresse sous les attaques taquines du vent. Le ciel respire, repousse les nuages au loin. Le soleil envoie un dernier rayon en éclaireur pour vérifier que tout est prêt à s'endormir ici bas.
La lumière pénètre en mon ½il, ma pupille et mon c½ur se serrent. Les éléments se déchainent sans raison dans mon âme tandis que l'eau de la mélancolie parcourt mon corps. Elle se mêle à mon sang, nourrit mes membres las et me laisse seule, désemparée, tentant de m'éclairer avec des idées noires.
Je croyais être maîtresse du jeu, et m'en voilà prisonnière. Je croyais tout contrôler, et à ma plus grande surprise on retourne mes propres pièges contre mon être fragile. Il se prenait pour la montagne fière dominant le monde, mais il n'est que le frêle roseau malmené par la colère du ciel.
Déception, rage, haine, je ne peux le nommer.
Déception des attentes insatisfaites, rage de ne pas la causer, haine de ne pas se connaître.
Peut-on vivre, non, peut-on survivre sans amour ? Sans cette certitude parfois trompeuse que quelqu'un nous attend et nous attendra toujours sur le banc des c½urs comblés ?
Et je cours, telle une âme perdue, je cours, je hurle à la vie. Je refuse d'entendre la raison, elle me fait peur, elle a tort.
J'essaye de m'arracher de cette toile gluante dans laquelle soudain je me suis empêtrée. Mais elle me retient, elle m'enlace dans son étreinte mortelle, plus je me débats, plus ses liens m'enserrent.
Comment échapper à ses propres pensées ? Comment ignorer le cri de nos idéaux ? Comment ne plus croire en une utopie ?
Comment cesser de rêver à l'impossible ?
Cependant les obstacles sont bien là, fermer les yeux ne sert à rien lorsque la réalité vous prend à bras le corps. Mais qu'est-ce que le réel ?
Je ne suis pas assez forte.
Je sens que vais être nulle en Philo.
Bon, en ce moment, mes textes, c'est un peu à l'arrache, alors je m'excuse pour le possible manque de qualité.
En plus je parle que de moi ^^
Mais vous inquiétez pas, prochainement je devrai parler de vous, mais c'est plus difficile qu'on pourrait le penser !
pS : pix : oui oui, il pleut DANS la pièce =)
ppS : merci Mégane pour tes commentaires, je me doutais pas que tu passais par là =)
(merci aux autres aussi bien, entendu ><)