Et bien voilà...

Et bien voilà...



Je suis l'exemple de Mademoiselle Marine...

Et puis, il commençait à devenir un peu trop long ce blog...

Alors pour tous ceux qui veulent encore me suivre...


Dans ma folie...

Dans mon imagination...


Dans mon monde...

Je vous en prie, poussez la porte




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# Posted on Friday, 09 October 2009 at 12:49 PM

Edited on Friday, 09 October 2009 at 1:03 PM

Impulsion

Impulsion





Tout est calme au dehors. Les feuilles se balancent avec paresse sous les attaques taquines du vent. Le ciel respire, repousse les nuages au loin. Le soleil envoie un dernier rayon en éclaireur pour vérifier que tout est prêt à s'endormir ici bas.
La lumière pénètre en mon ½il, ma pupille et mon c½ur se serrent. Les éléments se déchainent sans raison dans mon âme tandis que l'eau de la mélancolie parcourt mon corps. Elle se mêle à mon sang, nourrit mes membres las et me laisse seule, désemparée, tentant de m'éclairer avec des idées noires.
Je croyais être maîtresse du jeu, et m'en voilà prisonnière. Je croyais tout contrôler, et à ma plus grande surprise on retourne mes propres pièges contre mon être fragile. Il se prenait pour la montagne fière dominant le monde, mais il n'est que le frêle roseau malmené par la colère du ciel.
Déception, rage, haine, je ne peux le nommer.
Déception des attentes insatisfaites, rage de ne pas la causer, haine de ne pas se connaître.
Peut-on vivre, non, peut-on survivre sans amour ? Sans cette certitude parfois trompeuse que quelqu'un nous attend et nous attendra toujours sur le banc des c½urs comblés ?
Et je cours, telle une âme perdue, je cours, je hurle à la vie. Je refuse d'entendre la raison, elle me fait peur, elle a tort.
J'essaye de m'arracher de cette toile gluante dans laquelle soudain je me suis empêtrée. Mais elle me retient, elle m'enlace dans son étreinte mortelle, plus je me débats, plus ses liens m'enserrent.
Comment échapper à ses propres pensées ? Comment ignorer le cri de nos idéaux ? Comment ne plus croire en une utopie ?
Comment cesser de rêver à l'impossible ?
Cependant les obstacles sont bien là, fermer les yeux ne sert à rien lorsque la réalité vous prend à bras le corps. Mais qu'est-ce que le réel ?
Je ne suis pas assez forte.



Je sens que vais être nulle en Philo.


Bon, en ce moment, mes textes, c'est un peu à l'arrache, alors je m'excuse pour le possible manque de qualité.
En plus je parle que de moi ^^
Mais vous inquiétez pas, prochainement je devrai parler de vous, mais c'est plus difficile qu'on pourrait le penser !

pS : pix : oui oui, il pleut DANS la pièce =)

ppS : merci Mégane pour tes commentaires, je me doutais pas que tu passais par là =)
(merci aux autres aussi bien, entendu ><)

# Posted on Saturday, 05 September 2009 at 11:56 AM

Edited on Sunday, 06 September 2009 at 5:45 AM

Mademoiselle se balance

Mademoiselle se balance





Mademoiselle se balance.
Innocemment, négligemment, elle se balance. En apparence.
Mademoiselle ouvre grand ses yeux. Il n'y a, à l'intérieur, ni le feu, ni la douceur que vantent les poètes. Ils ne contiennent qu'un iris et une pupille chacun, comme ceux des quelques autres de ses "prochains" qui peuplent la Terre.
Mademoiselle regarde autour d'elle. Elle ne voit ni la beauté, ni la dureté de la nature que vantent les poètes. Ce n'est que route, herbe sèche et vieux arbres agonisant sous le poids des feuilles trop lourdes pour leur malheur.
Mademoiselle soupire. Elle pose lentement ses deux petits pieds mignons et adorables sur le sol.
Aussitôt les pousses vertes du gazon semblent s'élancer vers elle. Elles s'étirent majestueusement en direction du ciel, brillantes d'une rosée surnaturelle et ondoyantes sous la brise.
Mademoiselle marche.
Les fleurs s'épanouissent à son passage, éclatantes, éblouissantes, arborant mille et une couleurs différentes, caressant de leur parfum le corps élégant de la jeune femme, l'enlaçant, l'embrassant. Leurs tiges frêles s'allongent avec grâce afin de permettre aux délicats pétales d'effleurer la jupe vaporeuse.
Mademoiselle, pourtant, garde la tête levée.
Le vent s'engouffre dans ses cheveux, fait claquer ses vêtements légers sur sa peau. Il l'enveloppe tel un amant déchaînant la tempête de sa passion sur sa bien-aimée. Il tente de la saisir dans son étreinte puissante, mais elle se dérobe, l'ignore et s'éloigne.
Mademoiselle arrive sur le chemin.
La voûte céleste s'anime pour elle : les ondulations de coton se mêlent aux rayons amoureux du soleil. De fines perles de pluie se précipitent vers elle pour la rafraîchir, la délasser de cette chaude journée. Elles composent une douce mélodie en tombant sur la terre, exprimant leur dernier souffle en une note claire.
Mademoiselle ouvre son parapluie, se dissimule aux regards des éléments, n'accorde aucune attention à l'arc-en-ciel qui lui sourit.
Elle s'approche des arbres.
Les vénérables vieillards la protègent de leurs sublimes ramures. La teinte tendre de leurs fruits accompagne celle de la jeune femme. Ils lui chuchotent des mots agréables, des mots gentils, des mots de réconfort ; ils lui racontent tout ce que leur écorce et leur sève savent depuis si longtemps ; ils l'invitent à les rejoindre dans leur vie paisible.
Mademoiselle n'entend pas.
Pour Mademoiselle, il n'y a plus de fleurs, d'arbres et de ciel. Pour Mademoiselle il n'y a plus qu'une seule chose qui compte.
Ce n'est pas ces délicieux tourments, ces extases divines que vantent les poètes. C'est son c½ur à elle.
Mademoiselle est malheureuse amoureuse.
Mais a-t-elle jamais réellement contemplé le monde qui l'a fait naître ?



Ne chercher pas de fausses excuses pour vous couper de tout.
Ne croyez pas que vous êtes seuls.
Ouvrez-les yeux.



Ps : merci à Adélice qui s'est prêtée au jeu de bonne grâce =) (alors qu'elle crevait de chaud ^^)
Song

# Posted on Sunday, 30 August 2009 at 12:50 PM

Edited on Sunday, 30 August 2009 at 1:25 PM

Hey oh...

Hey oh...



Le 27 Avril de l'an 2009


Assise à mon bureau, une tasse de chocolat fumante à portée de main, j'écris.
Les larmes de pluie qui s'écrasaient contre ma vitre semblent avoir étouffé leurs pulsions suicidaires. leur fraîcheur ne m'a toujours pas quittée et mon dos est parcouru de légers frissons glacés. Une douce chaleur se répand sur mon visage, une langueur irrésistible s'abat sur moi et les mots m'échappent...
Ils tentent de fuir à travers mon stylo, de prendre leur indépendance en profitant de mon inattention, de démarrer une nouvelle vie en se laissant pousser des "t" ou des "b"...
Mais je lutte, je reprend le contrôle peu à peu. Le grattement de la bille, le frottement de ma main contre le papier me rappellent à l'ordre.
Il faut que je les apprivoise, qu'ils finissent par m'être familiers et par m'aimer. Je voudrais qu'ils m'aident dans ce jeu qui est le notre, mais dans lequel je crois parfois me retrouver sans partenaires.
Signons un pacte : vous vivrez à travers moi, je vivrais à travers vous. Nous serons complémentaires : vous la beauté qui se lit, moi la plume légère qui écrit. Soyons amis. Soutenez-moi dans mes jours noirs et je vous ferai exprimer l'espoir. Soyez la fière bannière plantée dans mon c½ur, claquant au vent, l'éclair annonçant la tempête mais aussi l'ouragan qui change la face du monde. Vous et moi, je sais que nous pouvons faire de grandes choses. Alors ne m'abandonnez pas et installez-vous confortablement dans la place si chaude que je préserve pour vous, en moi, tout au fond de moi, là où se trouve l'essence même de mon âme...






Je voudrais remercier les quelques personnes qui prennent encore la peine de venir ici =)
Je vous aime.
Song


# Posted on Friday, 28 August 2009 at 12:50 PM

Edited on Friday, 28 August 2009 at 2:13 PM